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    Samantha Young (Auteur), Benjamin Kuntzer (Traduction) - Dublin Street
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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    John Silence - Algernon Blackwood




    Critique publiée par Woland le 06-11-2006

    Avant "John Silence", je n'avais jamais lu Algernon Blackwood bien que j'en eusse entendu parler, notamment chez Lovecraft. Son épouvante est particulière et rappelle un peu Arthur Machen même si elle "montre" infiniment plus que celui-ci. (A certains moments, on pense même curieusement à Ray Bradbury et à son "Pays d'Octobre.")

    Blackwood, c'est avant tout un style qui monte comme un brouillard et étreint peu à peu le lecteur jusqu'au malaise. Cette modernité est d'autant plus surprenante que son héros, John Silence, appartient bien plus au XIXème qu'au XXème. En ce qui concerne Silence - et Silence seul - l'auteur use de tics d'écriture propres au roman-feuilleton de l'âge d'or : Sherlock Holmes lui-même n'est pas aussi impavide, aussi granitique serait-on tenté de dire. Mais l'atmosphère dans laquelle il évolue, elle, c'est autre chose.

    "La Némésis de Feu", qui ouvre ce volume, souffre à mon avis de quelques longueurs dans ses débuts et le lecteur ronge son frein, inquiet de cette chaleur quasi infernale qui règne dans le manoir où Silence enquête sur des phénomènes psychiques. Mais la fin est un véritable soulagement et, l'un dans l'autre, tout se termine bien et de façon plus logique que dans "Le Joyau des 7 Etoiles" d'un Stoker, par exemple.

    "Invasion psychique", pièce centrale du recueil et peut-être la plus subtile, évoque une autre hantise suscitée par une dose expérimentale de haschish. Le héros, qui ne parvient plus à écrire, absorbe cette drogue afin de retrouver son écriture. Mais celle-ci lui apparaît dès lors comme viciée ... Plus qu'au haschisch, on songe ici au LSD et aux hallucinogènes si prisés par Timothy Leary, à ceci près que, très habilement, Blackwood utilise les fumées de la drogue pour façonner un spectre tout ce qu'il y a de plus véridique. Comme Silence vient enquêter avec son chien, Fumée, et son chat, Flamme, certaines pages ne sont pas sans faire penser à "Comment l'amour s'imposa au professeur Guildea", de Robert S. Hichens, nouvelle fréquemment reprise dans les anthologies spécialisées et qui nous dépeint une présence invisible et répugnante tombant amoureuse d'un homme - Guildea - qui nie l'amour.

    Mais la nouvelle la plus intense de ce recueil, à mon sens, c'est "Culte secret." Là encore, le thème est celui de la hantise, sur fond de société satanique. Un Anglais en voyage en Autriche éprouve le besoin de revoir le collège privé où il fut élevé. Il s'y rend de nuit et y retrouve ses anciens professeurs mais ...

    Du "gore", ici, il n'y en a absolument pas. Mais Blackwood, qui fit partie, avec Bram Stoker, Arthur Machen, Sax Rohmer (créateur de Fu-Manchu) et quelques autres dont Yeats en personne, de la "Golden Down", n'en a nul besoin. A le lire, on sent bien qu'il s'est livré à certaines expériences - et il a dû parfois s'aider de drogues pour atteindre la transe propice. C'est sans doute pour cela que son oeuvre est si dense et fleure l'authentique de façon un peu dérangeante.

    Une curiosité, à lire et à relire car il n'est pas sûr que, dès la première lecture, le lecteur moderne puisse savourer pleinement tout ce qui se cache derrière les spectres mis en scène par Blackwood.


    Le critique : Woland
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