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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    Moon Palace - Paul Auster




    Critique publiée par Woland le 06-11-2006

    Avant de connaître le succès, Paul Auster a vu pas mal de ses manuscrits lui revenir, notamment celui d'un roman policier qu'il voulait publier sous le pseudonyme de "Paul Benjamin." De lui, j'ai lu jadis - et il faudrait donc que je la relise - sa "Trilogie new-yorkaise." Mais je me suis tout d'abord replongée dans "Moon Palace", livre étrange et quasi hypnotique (comme nombre de romans de l'auteur) où le thème du voyage, ou plutôt de l'errance, se conjugue avec la quête de l'identité.

    Le héros, qui est né de père inconnu, a reçu à la naissance le nom de Marco Stanley Fogg. Et même si son patronyme fut en fait imposé à ses grands-parents lorsqu'ils abordèrent à Ellis Island, il n'en reste pas moins vrai qu'il est aussi celui du personnage principal du "Tour du Monde en 80 jours" de Jules Verne. Avec Marco (Polo) et Stanley ("Dr Livingstone, I suppose ?") en attelage, on comprend dès le début que notre héros va se déplacer pas mal.

    Plus précisément, il erre. Non seulement par la ville de New-York, lorsque la mort de son oncle Victor, le clarinettiste, le prive de sa dernière source sûre de ressources mais aussi dans sa tête. Car Marco Fogg, brillant mais solitaire dans l'âme, est loin d'être une âme simple. C'est un rêveur qui, dès le premier ou deuxième chapitre, nous confie son amour pour Cyrano de Bergerac, à qui l'on doit un "Voyage sur la Lune" littéraire aussi fantastique que le sera, bien plus tard, la version du même sujet, revue et corrigée par Georges Méliès. Pas étonnant, dans ces conditions, qu'il soit frappé par cet hôtel nommé "Moon Palace" dont il voit l'enseigne clignoter non loin de chez lui. Ou encore par une phrase sibylline, mêlant Soleil, Lune et Terre, dénichée dans un beignet chinois.

    Il y a du suicidaire qui ne s'avoue pas chez Marco Fogg - ou alors si brièvement qu'on a à peine le temps de s'en apercevoir. Un enfant désespéré et assoiffé qui cherche, qui cherche ... on ne sait trop quoi, on ne sait trop qui mais certainement ses racines et l'image du Père.

    Par un concours de circonstances purement romanesque, il va faire la connaissance du riche Thomas Effing, vieillard fortuné et à demi-aveugle, qui se déplace en fauteuil roulant et recherche un secrétaire pour lui lire livres et journaux et pour, un jour, écouter le récit de sa vie et en faire une "notice nécrologique." Et à partir de là, Fogg finira par retrouver son propre père pour le perdre cette fois définitivement.

    L'univers de Paul Auster a quelque chose de glacé, d'hypnotique et, malgré les paysages urbains récurrents qu'on y retrouve, de profondément introverti. Il traque la plus menue de ses émotions et de celles de ses personnages, toutes liées à sa Quête - oui, on est tenté d'y mettre la majuscule. C'est ainsi que, dans la "Cité de Verre", on ne sait plus très bien qui est qui. Et bien que cela ne soit pas le pas dans "Moon Palace", il y a tout de même là-dedans quelque chose d'angoissant et aussi de désespéré, quelque chose qui tremblote et se dérobe dès qu'on tente de mettre le doigt dessus.

    Personnellement, j'aime assez. En tous cas dans "Moon Palace."


    Le critique : Woland
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