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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    Martin Page: Une parfaite journée parfaite




    Critique publiée par Alexandrie le 18-11-2002

    Disons que c'est l'histoire de la journée d'un homme dont la principale occupation est de se suicider avec entrain. Du lever au coucher, dans son immeuble, dans la rue, à son travail, à l'enterrement de ses amis... En fait tout irait à peu près bien si son médecin ne venait de lui annoncer qu'un requin nage dans son corps. Heureusement, pour lui changer les idées, un quatuor de Mexicains apparaît régulièrement pour lui interpréter une chanson. L'auteur sait parfaitement mettre en scène les manies et les mesquineries de ses semblables. Maniant habilement l'humour noir, il réalise une sorte de conte cruel drolatique qui rappelle L'Écume des jours.

    Son premier roman, Comment je suis devenu stupide, avait mis la barre assez haut en visant bien bas : la plongée dans l'alcoolisme puis le crétinisme afin d'échapper aux affres de l'intelligence. Une mise en abyme de soi que favorisait à point nommé l'absorption de deux pilules d'Heurozac par jour. Qu'à cela ne tienne, Martin Page récidive pour le plus grand bonheur de ses fans avec Une parfaite journée parfaite, un roman délirant qui s'élève à nouveau, depuis le lever jusqu'au coucher du narrateur, contre l'abrutissement de la vie moderne. Il s'agit toujours pour le héros de se "suicider" de la manière la plus efficace qui soit : balle de 357 Magnum dans la tête, pendaison, lame de rasoir, dose journalière d'anxiolytiques et de barbituriques, mines antipersonnel nichées sous le carrelage de son appartement, électrocution et tutti quanti. Las, cette diable de vie ne se laisse pas aussi facilement éradiquer et, tous les jours, le rescapé malgré lui doit bien s'en aller travailler. Apparemment, seul le requin blanc de six mètres de long qui nage dans son corps peut le faire réagir… et l'amener à ingurgiter un cocktail maison de Xanax, Valium, Lithium et Lexomil (liste non exhaustive) qui réveillerait sans doute un mort…

    Sur une trame aussi noire, on pourrait s'attendre à une écriture fort austère, mais loin s'en faut : Martin Page cultive des métaphores et trouvailles heureuses qui tirent le texte du côté de la rêverie surnaturelle et poétique. Si le monde contemporain paraît absurde, vu par cet employé modèle qui n'arrive pas à mettre fin à ses jours et passe son temps à écouter un quatuor de mariachis mexicains reprenant les standards des Beatles, il est aussi le lieu d'un décalage permanent. "Superman déguisé en Clark Kent", l'éternel suicidaire n'est-il pas parvenu par exemple à cultiver un "jardin intérieur", au sein d'un immeuble dédié au béton et au métal ? Une révolte discrète qui ira chez l'impétrant jusqu'à passer une semaine de vacances dans son ascenseur ! Clin d'œil nonchalant au film de Bill Murray, Un jour sans fin, Une parfaite journée parfaite se décline comme une douce folie que bercent de multiples références musicales. Une folie qui n'est autre que celle de notre société de consommation, épinglée ici avec malice par un enfant terrible de la littérature française. Ce deuxième roman renforce à souhait l'univers de Martin Page et en fait un romancier joyeusement mélancolique qu'on n'a certainement pas fini d'apprécier.


    Le critique : Alexandrie
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