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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    Possession - A.S. Byatt




    Critique publiée par Woland le 04-01-2007

    Cette romancière britannique, qui a enseigné à Cambridge et publié de nombreux romans ainsi qu'une foule de nouvelles qui ne sont pas sans évoquer Henry James, Edith Warton ou encore George Elliott, me déconcerte énormément. "Possession" est la première oeuvre que j'ai lue de cet auteur et je la tiens pour un chef-d'oeuvre. Elle a d'ailleurs reçu le "Booker Prize" en 1990.

    Cependant, malgré tous mes efforts, je n'ai pu retrouver ni la maîtrise, ni le sens hors pair de la construction labyrinthique qui caractérisent "Possession" dans les deux autres romans que j'ai lus dans la foulée de ce livre rare, à savoir "Des Insectes et des Hommes" et "La Vierge au Jardin." Encore le premier - qui regroupe en fait deux longues nouvelles - demeure-t-il assez cohérent. "La Vierge ...", premier tome d'une série sur la société anglaise du XXème siècle, m'a paru partir dans tous les sens. Néanmoins, je compte le relire : sait-on jamais ?

    Pour en revenir à "Possession", il s'agit d'un livre touffu (plus de 660 pages en Pochothèque) où s'entrecroisent plusieurs niveaux de lecture : le niveau moderne avec la quête effrénée de Roland Michell, de Maud Bailey et de quelques autres ; la quête victorienne de Randolph Henry Ash, celle, toute aussi victorienne, de Christabel LaMotte, ces deux quêtes tendant à se rejoindre avant de bifurquer à nouveau vers de nouvelles recherches. Au milieu de tout cela, le refus de toute quête qui est celui de l'épouse de Randolph, Ellen Ash et, plus discrète mais pourtant essentielle pour la compréhension de l'histoire, celle de Sabine de Kercoz, cousine de Christabel.

    Ajoutons à cela que le roman enchasse avec une habileté et un naturel rares les lettres, poèmes et journaux de ces victoriens à l'intérieur d'une narration "omnisciente" à la troisième personne du singulier.

    S'il y avait un meurtre au lieu d'un suicide, on pourrait presque se croire dans un roman policier. Encore l'ambiguïté se maintient-elle là encore puisque, non sans raison, Christabel se rendra responsable de la mort de sa compagne et amie, Blanche Glover.

    De ce roman qui fait penser à une longue et somptueuse tapisserie, mieux vaut ne révéler que le strict minimum afin d'engager l'heureux lecteur qui ne l'a pas encore ouvert à se plonger dans ses pages. Le début en est très simple :

    Roland Michell, jeune chercheur pour le compte de James Blackadder, universitaire britannique et spécialiste officiel de l'oeuvre du grand poète victorien Randolph-Henry Ash, découvre un jour, dans un livre ayant appartenu à ce dernier, deux brouillons d'une lettre adressée par le poète à une mystérieuse inconnue qu'il a rencontrée lors d'une réunion chez un ami commun.

    Immédiatement, Roland se rend compte qu'il tient là ce qu'un journaliste appellerait un "scoop." Qui sait si, à partir de ces indications nouvelles qui révèlent, chez l'austère R.H. Ash le début d'un intérêt très amoureux, les biographes de tous bords ne se verraient pas obligés de changer leur fusil d'épaule quant à son union exemplaire avec Ellen ?

    Mais qui était donc cette inconnue que Ash tenait tant à revoir ? ... De recoupement en recoupement, Roland en arrive à la conclusion qu'il pourrait bien s'agir de Christabel LaMotte, fille du mythologiste Isidore LaMotte et poétesse assez connue à son époque, auteur entre autres d'un long poème épique ayant pour héroïne la fée Mélusine. Voilà donc notre jeune chercheur, bien décidé à conserver le secret sur sa découverte envers son patron Blackadder, qui se décide à s'allier avec Maud Bailey, universitaire qui, elle, s'est spécialisée dans l'étude des textes de LaMotte ...

    Si vous voulez connaître la suite, lisez "Possession", un roman sans meurtre qui ignore tout du "gore" bien saignant mais qui n'en reste pas moins aussi captivant que le meilleur des polars. Les amoureux des livres et tous ceux qui écrivent ou cherchent à le faire ne pourront qu'apprécier, de toutes façons. Enfin, cerise sur le gâteau pour tous les Bretons et les Celtes, "Possession" est tout imprégné des légendes et du terreau culturel celtique : par son père, Christabel était une Bretonne bon teint et toute son oeuvre de féministe avant l'heure repose là-dessus.


    Le critique : Woland
    Note :
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