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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    Marlène Dietrich par sa fille - Maria Ri




    Critique publiée par Woland le 02-02-2007

    Quand il sortit dans les années 90, ce pavé de plus de 850 pages fit scandale au sein des admirateurs de la Dietrich, jusque là plus habitués à voir leur idole recevoir des caresses attendries et révérencieuses que des coups de griffes bien cruels. Qui pis est, ce n'était pas n'importe qui qui les infligeait, ces blessures, puisque l'auteur de l'ouvrage n'était autre que la fille unique de Marlène et de celui qui, toute sa vie, resta "Monsieur Dietrich" : Rudolf Sieber.

    De la naissance de Marlène, seconde et dernière fille du couple Dietrich, jusqu'à la remise de ses cendres au cimetière de Schöneberg où elle souhaita reposer auprès de sa propre mère, Joséphine, il semble que rien ici ne nous soit caché de la vie de cette légende du cinéma mondial.

    L'enfance et l'adolescence, que perturbe à peine (en tous cas, telle est notre impression) la Grande guerre et les morts qui s'évanouissent, le bonnet qui vole au-dessus des moulins quand, dans les années vingt, la jeune fille de bonne famille décide de se faire comédienne, sa rencontre et son mariage avec Sieber, sa décision d'avoir un enfant, et puis la foudre qui tombe sur le réalisateur Joseph Von Sternberg, venu chercher dans le Berlin de la nuit et des music-halls, la vedette de son prochain film avec Emil Jannings : "L'Ange Bleu."

    Après viendront l'exil doré à Hollywood, les listes interminables d'amants et d'amantes, l'image de Dietrich que Von Sternberg et sa découverte construisent de concert avec le costumier Travis Banton, la "vie de famille" entre le père et sa maîtresse d'une part, Marlène et ses amants du moment d'autre part et "l'enfant" - comme l'appelait sa mère - au milieu, avec ses gardes du corps. Tout cela tiendra vaille que vaille jusqu'en 1939 et, "avec sa chance fabuleuse", comme le souligne Riva, Marlène, qui était en perte de vitesse aux studios, ressuscita tel le Phoenix, se mettant au service de l'armée américaine pour aller soutenir le moral des troupes et en profitant pour rejoindre Gabin, l'une de ses grandes passions - et beaucoup d'autres.

    Riva évoque également la dernière partie de cette fabuleuse carrière, les spectacles à Las Vegas et les tournées en Europe, la vieillesse qui s'installe avec les soucis de santé et l'alcoolisme, etc, etc ...

    Tout cela entremêlé au petit point finement travaillé de petites remarques, de petites phrases, de petits mots adorateurs, cinglants, "dietrichiens", aimants, tendres, implacables, vengeurs ... bref, bourrés de paradoxes.

    Et le lecteur n'en finit pas de se poser la question : "Exagère-t-elle ou pas ? Dit-elle la vérité ou pas ? ..." Et même : "Le portrait qu'elle dresse d'elle-même, enfant dévouée, aimée par une mère étouffante qui songeait surtout à ce que l'affection de sa fille pouvait lui rapporter sur l'instant et dans l'avenir, et aimant cette mère (car Riva aime et hait tout ensemble sa mère), enfant sans enfance qui voit défiler les amants de sa mère et sympathise avec ceux que celle-ci rejette, enfant-adulte qui materne la pauvre Tamara, la maîtresse de son père - tout cela est-il exact ? ..."

    Un livre dérangeant mais puissant, de cette puissance glauque et tourmentée qui est en général l'apanage des relations excessives entre un parent et son enfant.Ici, le cas est d'autant plus exemplaire que, sous l'image du parent - la Mère - se cachait par la force des choses le personnage de la légende de l'écran, un modèle de perfection physique et artistique, un rêve. Un livre qui se lit comme le récit d'un combat formidable entre la Mère et la Fille bien que, en arrivant aux dernières pages, le lecteur ne sache toujours pas laquelle des deux a gagné. Un livre à lire, si vous le pouvez.


    Le critique : Woland
    Note :
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