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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    Dona Tartt - Le Petit Copain




    Critique publiée par Woland le 29-03-2005

    Ce livre-là, j’ai longtemps hésité l'acheter car, autour de moi, ce n’était à son égard que critiques et rumeurs déçues. Fort heureusment, « Le Maître des Illusions », premier roman de Donna Tartt, m’avait déjà fait penser à ce qu’une Ruth Rendell tire elle-même d’une intrigue au départ policière. Aussi finis-je par estimer que « Le Petit Copain », s’il pouvait se révéler décevant pour les amateurs de polars classiques, était peut-être susceptible de plaire à ceux qui, au-delà l’intrigue policière, attendent autre chose d’un roman construit autour d’un crime.

    L’action de ce roman se situe dans l’une de ces petites villes moites du Sud des Etats-Unis, là où la Guerre de Sécession n’a pas en fait changé grand chose aux mentalités. D’un côté, les riches qui vont se baigner au Country Club et ne connaissent pas de problèmes financiers. C’est à ce milieu qu’appartient notre jeune héroïne, Harriet Cleve Dufresne, 12 ans pour l’Etat-Civil mais au moins 18 par la puissance de raisonnement et la fermeté du caractère.

    Elle vit dans une grande maison avec sa mère, Charlotte, que l’assassinat non résolu de son fils, douze ans plus tôt, a fait sombrer dans une dépression qui ne s'avoue pas, sa sœur, Allison, adolescente rêveuse qui s’offre quelques petites escapades en voiture avec un garçon dont elle est amoureuse, et Ida Rhew, la domestique noire qui s’occupe de la maison depuis … ma foi, depuis des lustres. On notera qu'Ida tient un rôle de substitut maternel auprès de Harriet.

    Autour de cette cellule primitive qui n’a jamais oublié le cadavre du petit Robin, retrouvé pendu à un arbre, dans le jardin, alors que la fête pour son anniversaire battait son plein, croisent la mère de Charlotte, l'autoritaire Edith, dite « Edie », et ses sœurs : Libby, Adelaïde et Tatycorum. De temps à autre, le père de Harriet, Allison et Robin : Dixon Dufresne qui s’est séparé de sa femme à la mort de leur fils et vit à Nashville, fait une apparition tempêtueuse et que n'apprécie personne.

    A l’extérieur, la société provinciale sudiste maintient les deux grands clivages qui lui permettent de maintenir une tension insupportable entre les Noirs qui ne sont plus esclaves mais travaillent toujours pour les blancs aisée et les « pauvres blancs » ou « redneks » qui, déjà avant la Guerre Civil, trimaient tout seuls sur le lamentable carré de coton qui leur appartenait et étaient considérés comme des "sous-Noirs."

    C’est dans la haine et le mépris que se portent ces deux dernières catégories sociales que « Le Petit Copain » trouve sa première clef : Ida Rhew affirme un jour à Harriet que la seule personne qui ait pu assassiner son frère n’est autre que Danny Ratcliff, l’un des rejetons d’une famille de « redneks » qui avait l’habitude de passer devant la maison des Dufresne pour inciter Robin à jouer avec lui.

    Ida, le deuxième grand « pilier » de l’existence de la petite Harriet, est si sûre de ce qu’elle avance que, peu à peu, l’idée vient à la fillette de liquider à son tour celui qui a tué son frère aîné et ruiné la santé de sa mère.

    Mais ce n’est là que l'argument qui va permettre à Donna Tartt de nous dresser le portrait d’une région qu’elle connaît manifestement fort bien et de ses mœurs. Certaines pages, comme celles qui sont liées à Eugène Ratcliff et au prêcheur qui se sert des serpents pour vendre la parole de Dieu, sont saisissantes tant elles sont révélatrices de l'incroyable mic-mac religieux qui sévit aux Etats-Unis.

    Si Tartt est loin d’égaler le style unique d’un Faulkner, sa vision du Sud profond rejoint par contre celle qu’en avait l’auteur de «Sanctuaire. » Le personnage de la grand-mère des Ratcliff, l’affreuse Gum, est bel et bien un personnage faulknerien. Et le désespoir presque viscéral qui anime Danny Ratcliff donne à celui-ci une étrange humanité qui ne laisse pas d’émouvoir le lecteur.

    Un seul regret - pour moi : que Mrs Tartt ne se "lâche" pas assez. Elle a les idées mais le style reste plat et trop sage. Dommage …


    Le critique : Woland
    Note :
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