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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    La Malédiction d'Edgar - Marc Dugain




    Critique publiée par Woland le 27-08-2005

    C'est un roman qui se lit d'une seule traite. On me dira sans doute que le style en est trop lisse et que les tics langagiers par exemple ne sont pas suffisamment marqués, d'un protagoniste à l'autre. N'empêche : l'intrigue tient la route et Dugain parvient à restituer cette étroitesse d'esprit et cette terreur-panique de l'Autre qui devaient caractériser aussi bien John Edgar Hoover que Clyde Tolson.

    Après une brève introduction contemporaine sur la chasse au manuscrit menée par le narrateur principal pour se procurer celui qu'aurait laissé l'ancien N° 2 du FBI et amant de Hoover, le lecteur est projeté sans autre forme de procès dans les mémoires de Tolson.

    C'est Joseph Kennedy Sr, cet ambitieux requin, qui ouvre le bal alors que Roosevelt vient de l'envoyer dans cet exil doré que sera pour lui l'Ambassade des Etats-Unis à Londres. La famille Kennedy occupe d'ailleurs l'arrière-plan de ce roman pratiquement du début jusqu'à la fin.

    Il faut dire que l'Histoire elle-même s'est chargée depuis belle lurette de ratifier la théorie qui veut que Hoover ait été, d'une façon ou d'une autre, lié à l'assassinat de John Kennedy, puis à celui de son frère, Robert, en 68. Il faut avouer qu'il est impossible d'imaginer un seul instant que Hoover et le FBI ignoraient tout des événements qui se tramaient. Qu'ils y aient prêté la main, c'est une autre histoire. En tous cas, ils fermèrent les yeux et laissèrent faire ...

    Pour Dugain, dont Tolson est ici le porte-parole, ce sont la CIA, les anti-castristes que Kennedy avait déçus et bien entendu certains pontes de la Mafia qui organisèrent l'attentat de Dallas, en novembre 63. Les lecteurs d'Ellroy y retrouveront, en plus soft et en moins romancée, la théorie défendue dans "American Tabloid." Le Texan Lyndon B. Johnson aurait également largement aidé à évincer Kennedy - et ce ne sont pas les actuels jours de gloire d'un George Bush Jr et de sa "moral majority" qui risquent de nous faire changer d'avis ...

    D'un autre côté, les Kennedy étaient loin d'être des anges. Qu'il s'agisse de leur père, de John ou de Bob ou bien de Luther King et de Malcom X (il faut lire certains passages très intéressants de ces deux "apôtres des opprimés" sur les droits de la Femme, c'est on ne peut plus révélateur ...), Dugain, par la voix de Tolson, n'y va pas de main morte.

    Mais il sait prendre son lecteur et le captiver tant et si bien qu'on passe la nuit à terminer son roman. Il fait mieux : à certains moments, on est tenté de passer dans le camp de Hoover dont la souffrance profonde (ce conflit entre son éducation puritaine et ses pulsions homosexuelles) n'est jamais niée. Pas plus qu'elle n'est décrite comme un justificatif des actes accomplis ou autorisés par Hoover.

    Un ouvrage de plus sur la déliquescence du "rêve américain", me direz-vous. Peut-être. Mais l'amertume glacée qui le nimbe à chaque ligne prouve au moins que, derrière les comportements rigides et à oeillères d'un Hoover ou d'un Tolson, la sensibilité n'était pas tout à fait morte. Leurs adversaires par contre ... En tous cas, tous ces hommes, alliés ou adversaires, apparaissent comme bizarrement coupés de la Mère (et partant déshumanisés) soit qu'ils l'aient trop idéalisée (Hoover), soit qu'elle les ait rejetés (les Kennedy). Aux mafiosi, pour lesquels une femme ne peut être justement qu'une prostituée ou une mère, revient le rôle du choeur qui ne se pose aucune question et soutient tour à tour l'un ou l'autre des récitants.

    On soulignera l'intéressante analyse que fait Dugain de la volonté de mourir qui, après l'assassinat de son frère aîné, accompagna partout Robert Kennedy. La vision très spéciale qu'avait Hoover de la psychanalyse et de son fondateur est aussi très révélatrice de l'homme - et de sa négation absolue du Père au bénéfice de la Mère phallique.


    Le critique : Woland
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