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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    American Psycho - Brett Easton Ellis




    Critique publiée par Woland le 27-08-2005

    En relisant "American Psyho", j'admets n'avoir "zappé" que deux descriptions de vêtements !!!!! - et les dernières scènes de meurtres, j'avoue !!!!! Parce que, à la lumière du temps écoulé depuis ma première approche de ce roman, j'ai compris - ou cru comprendre - que ces longues descriptions permettaient aussi au triste héros, Patrick Bateman, de se raccrocher à la réalité.

    La chose est incontestable : Bateman est complètement fou. Il vit dans un univers schizophrénique absolu, le golden boy d'un côté, le psychopathe de l'autre mais est-il suffisamment courageux pour passer à l'acte ainsi qu'il le dit ? Ne fantasme-t-il pas en fait ? A un certain moment, on se demande comment il peut verser autant de sang dans son appartement sans que sa femme de ménage s'en émeuve (à la fin d'ailleurs, on voit cette brave dame ramasser les journaux poisseux de sang et les mettre dans la poubelle comme si de rien n'était, à tel point que Bateman lui-même se pose des questions ...)

    Avec une très grande habileté, Ellis nous suggère que son personnage possède un loft dans un endroit isolé. Soit, mais il tue aussi dans son appartement et, à lire les descriptions aussi minutieuses qu'horrifiantes qu'il nous donne de ses crimes, il est clair que les murs sont éclaboussés par le sang et la cervelle. Alors ?

    Alors, Ellis invente l'appartement de Paul Owen - autre golden boy porté disparu et que Bateman prétend avoir liquidé tout en conservant par devers lui ses clefs et son argent. Ce point de chute inattendu va lui permettre de tuer également ailleurs que chez lui. Mais toujours selon le même modus operandi, voilà le hic. Et lorsqu'on met en vente l'appartement d'Owen - eh ! oui ! on finit par le mettre en vente, il fallait s'y attendre - rien, il n'y a rien, pas une seule tache, pas un seul ragot sur ce qui s'y serait passé. Pire, l'agent immobilier - une femme - prend visiblement Bateman, venu badauder, pour un dément qu'il faut ménager mais non dénoncer à la police ...

    Celle-ci d'ailleurs n'apparaît jamais dans ce très curieux roman. Oh ! certes, il y a bien un détective privé venu enquêter sur la soit-disant disparition d'Owen mais le personnage ne fait que passer. Dans les derniers chapitres, on peut croire qu'un chauffeur de taxi anonyme va se substituer à la Némésis urbaine pour régler son compte à Bateman mais, à y regarder de plus près, on se demande si ce dernier n'est pas finalement une victime se faisant dérober tout son argent et ses objets de valeur par un individu qui joue de sa folie pour le culpabiliser un maximum.

    Si la société américaine et le culte du profit sont mis en cause dans cette aliénation d'une personnalité, la famille est aussi montrée du doigt. On ne saura jamais pourquoi Bateman panique lorsqu'on lui suggère que sa coiffure ne pourrait pas être aussi nette qu'il le souhaite mais on constate, là encore à l'extrême fin du roman, que sa mère est elle aussi hantée par la bonne tenue de ses cheveux ...

    Un livre à lire, c'est certain mais aussi à relire car une première lecture ne permet pas d'en discerner toutes les richesses.

    Attention : âmes sensibles s'abstenir - surtout sur la fin.


    Le critique : Woland
    Note :
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    Posté par MarcFenek le 17-09-2005
    Ma note :

    Roman d''assassin ou de psycopathe fantasmant des meurtres qu''il ne peut pas commettre ?
    Difficile à dire, même si la réflexion pousse vers la seconde solution.
    Plongée dans un cerveau malade, donc, maniaque, engagé dans une course ridicule au prestige qui nécessite la coiffure parfaite, l''information en temps réel de quel restaurant est désormais ringard, et qui se paie le flip de l''année parce que son vis-à-vis vient de sortir une carte de visite plus chère que la sienne ou parce que quelqu''un a une American Express Platinum alors qu''il se contente de la Gold.

    On peut penser que ce malade engoissé s''invente un monde où il domine, viole et charcute impunément. En tout état de cause, le détail de ses crimes est propre à remuer des estomacs mal accrochés. Livre à éviter donc, si l''on a du mal à supporter l''hémoglobine.
      

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