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    CRITIQUE LITTÉRAIRE
    La Conjuration des Imbéciles - John Kenn




    Critique publiée par Woland le 04-01-2007

    "La Conjuration des Imbéciles" ne saurait fonctionner sans ce pivot central que constituent les relations mère-fils de Mme Reilly et d'Ignatius.

    Celui-ci nous est dépeint comme particulièrement grand et fort, "obèse" même, très préoccupé par son "anneau pylorique" et son aérophagie, fondamentalement asocial bien que prodigieusement cultivé, résolu à défendre sa virginité contre les assauts des "ribaudes" même si Myrna Minkoff, qui endosse le rôle de sauveur d'Ignatius à la fin du roman, ne cesse de l'exhorter à prendre en main - si l'on ose dire - sa sexualité.

    Au vu du portrait de Kennedy Toole et quand on sait que ce fut sa mère qui, après sa mort, obtint enfin que son livre fut publié, doit-on en conclure que "La Conjuration ..." frôle parfois l'autobiographique ?

    Car pour dépeindre avec tant de justesse les rapports amour-haine d'une mère et de son fils, il faut avoir eu la possibilité de les étudier, soit parce qu'on y est directement impliqué, soit parce que l'on a vu l'un de ses proches y succomber. Toole a beau nous faire nous étrangler de rire en maints passages de ce livre extraordinaire, il n'en reste pas moins que Mrs Really a tout d'une alcoolique et qu'Ignatius ne s'est sans doute pas retiré pour rien dans sa bulle aux draps de lit jaunis, hantée par des remugles qui deviennent vite insupportables à Gus Levy lorsque celui-ci se risque dans la chambre de son ancien employé.

    Mère abusive, Mrs Reilly ? Pourtant, du début jusqu'à la fin, il est clair qu'elle ne demande qu'une seule chose : être enfin débarrassée de son fils, si possible que celui-ci se trouve une femme. Le problème, c'est que Mrs Reilly est désormais courtisée par un vieux monsieur susceptible de lui faire partager une retraite confortable et que, dans de telles conditions, la présence continuelle d'un grand fils de 30 ans, qui pis est ouvertement condescendant envers le reste de l'univers et bien décidé à ne pas entrer dans la vie active, ne peut que représenter un très gros souci.

    Autour du fils et de la mère, papillonnent tout un essaim de personnages inénarrables : l'équipe du bar "Les Folles Nuits" avec Jones, un Noir forcé de consentir à un emploi payé au rabais parce qu'il craint de se faire pincer pour vagabondage et qui se verra donc contraint, pour se tirer de là, de "saboter" l'établissement, Roberta E. Lee,(!!!) propriétaire du bar, qu'Ignatius qualifie de "chienne nazie" pour des raisons que je vous laisse découvrir mais qui n'ont rien à voir avec la politique, George, son commissionnaire demi-sel qui livre pour elle de bien étranges paquets et enfin Darlène, strip-teaseuse de son état, et son cacatoès (!!) ; celle des "Pantalons Lévy" avec l'indescriptible Miss Trixie, qui rêve d'une retraite que Mme Lévy, une oisive complètement siphonnée, lui ajourne infiniment sous prétexte que cela nuirait à son équilibre psychologique ; Mr Clyde, qui engage Ignatius pour vendre des hot-dogs dans le Quartier chaud de la ville ; Miss Annie, la voisine des Reilly qui nous donnera à sa façon bien particulière quelques explications sur le parcours d'enfant et d'adolescent d'Ignatius et, bien entendu, la tribu Battaglia-Mancuso, c'est-à-dire la tante et le neveu (plus la grand-mère dans le portrait, sur le réfrigérateur), celui-ci n'étant autre que l'agent de police qui, dès la seconde page, tente d'arrêter Ignatius devant le magasin Holmes parce qu'il lui trouve une allure suspecte. Quant à Myrna Minkoff, elle se révèle tout entière dans ses lettres à Ignatius, qu'elle commence toujours par "Messieurs" d'ailleurs, avant d'apparaître pour le final sur le perron de la petite maison des Reilly en archange sauveur du malheureux.

    Une merveille de construction - c'est monté avec la précision incomparable d'un Feydeau devant lequel, comme le disait Marcel Achard, "on s'étouffe de rire" - et des dialogues époustouflants de naturel et de drôlerie complètent le tableau et contribuent à faire, de "La Conjuration des Imbéciles", l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature américaine du XXème siècle.


    Le critique : Woland
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