Dés la première page les quiproquos nous font entrer dans le vif de la pièce très bien ficelées; le conflit, élément essentiel du théâtre est aussitôt suivi de retournements de situation digne de Feydeau. On se régale.
La scène entre Casa et le facteur doit procurer un réel plaisir aux acteurs;
Bravo on voit bien que vous êtes un passionné avec toutes ces didascalies en introduction.
Reste à voir à présent la mise en scène qui constitue la colonne vertébrale d'une pièce.
Didier Mérilhou...
Contrairement à ce que préconise le garçon de café dans "Fausses rencontres ordinaires", il n'y a ici ni sexe, ni violence, rien donc de ce qui, toujours selon le serveur, retient l'attention du spectateur moyen. Pourtant, le lecteur s'éclate en lisant cette courte pièce axée sur le thème d'un auteur en panne d'idées pour imaginer un spectacle commandité par la municipalité. Et à mon humble avis, le spectateur devrait faire de même.
L'humour est fin, on ne trouve ici rien de vulga...
C'est toujours un peu difficile de lire une pièce de théâtre, car il faut se transformer soi-même en une sorte de metteur en scène. Il faut effectuer plusieurs passages pour apprécier vraiment et juger sainement...
Enfin bref, ici je me suis régalé.
Tout à fait sympathique à lire, des situations cocasses et des quiproquos de la vie quotidenne croqués avec saveur. Seul "restriction" lire une pièce de théatre en continu faite de dialogues courts alors qu'elle est faite pour être jouée peut lasser le lecteur, alors savourez là par petites touches !